Les Arabes sont un groupe ethnique d'individus anthropologiquement différents les uns des autres, qui s’identifient par des liens entre autres linguistiques ou culturels, répartis sur une vaste zone qui s’étend d’Oman à la Mauritanie. Ce groupe se compose :
- de descendants d'anciennes tribus d'Arabie
- des ethnies arabisées au long des siècles, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Les Arabes font partie des Sémites.
La diaspora arabe est une diaspora mondiale estimée à entre 30 et 50 millions de personnes réparties sur tous les continents et presque tous les pays dans le monde.Plus de la moitié de la diaspora arabe est concentrée en Amérique latine.D'autres régions avec des concentrations élevées sont l'Europe occidentale, l'Asie occidentale et en Amérique du Nord.
Les Arabes représentent en nombre 2% de la population mondiale[réf. souhaitée
Étymologie [modifier]
L'origine du mot Arabe demeure obscure, malgré les nombreuses recherches2. Selon Toufik Fahd, le radical ʿarab, en arabe, désigne le désert et c'est un mot hébreu "arâbâh" 3. Le mot arabe peut dériver de la racine sémitique Abhar "se déplacer". Mais l'étymologie arabe considère que le mot arabe dérive du verbe "exprimer"2.
Le mot Aribi a été trouvé dans une inscription assyrienne qui date de 853 av. J.-C. Le roiSalmanazar III relate une rébellion du prince Gindibou l'Aribi4. Vers 530 av. J.-C., le mot Arabayaest transcrit dans plusieurs documents persans. Le nom de lieu Arabia est transcrit en grec parHérodote. Par la suite tous les écrivains grecs ou latins élargissent le sens en désignant l'endroit et les habitants par le mot arabique5.
Ou il désigne « l’homme du désert » ou encore « l’homme qui a traversé le désert » ; dans cette acception, il représenterait l’identité bédouine, au sens strict, c’est-à-dire l’ensemble des tribus nomades vivant de pastoralisme en Arabie[réf. nécessaire]. Ce radical pourrait également désigner « le lieu où le soleil se couche » (cf. Érèbe, la ténèbre), c’est-à-dire l’Occident. Arabe et Europepourraient provenir du sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident) ; cette hypothèse n’est aujourd’hui plus retenue[réf. nécessaire].
Définitions du terme [modifier]
L’identité arabe peut reposer sur un ou plusieurs critères.
- Généalogie. Est arabe celui qui situe ses ancêtres dans l’une des tribus d’Arabie. C’était la définition utilisée à l’époque médiévale, par exemple par Ibn Khaldoun
- Nationalité. Est arabe un citoyen d’un des 22 pays membres de la Ligue arabe. Cette définition recouvre environ 350 millions de personnes6, mais exclut la diaspora. Elle englobe des minorités linguistiques (Coptes, Syriaques, Berbères) dont les langues sont enseignées dans la langue officielle (arabe standard moderne) de l'État.
- Langue. Est arabe une personne dont la langue maternelle est l’arabe. Les parlers locaux, appelés arabe dialectal, se comprennent pas entièrement eux. Cette définition réduit considérablement le nombre d'arabophones. Selon le linguiste Mohammed Benrabah, certaines personnes arabophones ne se reconnaissent pas dans ces définitions.
Selon Sati al Housri, un des pères du nationalisme arabe, « est Arabe celui qui parle arabe, qui se veut Arabe et qui se dit Arabe. »
Utilisations exonymiques du terme arabe [modifier]
Le nom est souvent employé pour se rapporter à toute personne originaire du Proche-Orient ou de l’Afrique du Nord dont la langue maternelle est un parler local influencé par la langue arabe. De ce fait, ni les Turcs, ni les Iraniens, ni les Kurdes, ni les Berbères ne sont arabes, puisqu'ils parlent des langues distinctes de l'arabe.
Par extension, le terme se rapporte à n’importe quelle personne originaire d’une ethnie qui a adopté cette langue sémitique. De telles personnes peuvent n’avoir aucun autre lien avec l’Arabie, que de vivre dans un pays qui fut annexé pendant l’expansion arabe (Syrie, Liban) ou vivre dans un État membre de la Ligue arabe, laquelle comporte des États à majorité non-arabe, comme Djibouti, ou à majorité non-arabophone comme la Somalie, les Comores et Djibouti, ou à majorité arabophone mais où il existe de fortes minorités non-arabes comme leSoudan.
Les ethnies arabisées [modifier]
Après l'expansion de la religion musulmane au viie siècle , certains territoires s'arabisent petit à petit. La culture arabo-musulumane se propage notamment sur le Proche-Orient (Liban, Syrie, Palestine, Jordanie et Irak) et l'Afrique du Nord (Égypte, Maghreb et Soudan).
Les populations locales parlent un arabe, décliné en groupes de dialectes.
Arabes non arabophones [modifier]
Les Arabes d’Indonésie constituent des groupes ethniques distincts, recensés comme tels, mais les recensements ont montré que la majorité d'entre eux ne parlent pas l'arabe ou ne la connaissent que comme langue liturgique et non comme langue usuelle.
Arabophones non arabes [modifier]
Les Maltais parlent le maltais, une langue qui au départ est un dialecte arabe proche des dialectes tunisiens, mais ils ne se considèrent pas comme arabes. En effet, le mouvement nationaliste maltais, au xixe siècle, a construit une origine mythique phénicienne à la langue et à la nation maltaises pour contrer les partisans de l’annexion de Malte à l’Italie en processus d’unification, ces derniers utilisant notamment pour argument que l’arabe était la « langue des musulmans ».
Il existe également des Juifs arabophones pour lesquels l’appellation « Arabes juifs » n’est pas utilisée, sauf parfois pour désigner des tribus arabes de confession juive à l’époque antéislamique ou au début de l’ère islamique (hégire), ou dans un sens idéologique, pour désigner par exemple des Juifs non-sionistes se considérant comme judéo-arabes, par exemple Abraham Serfaty auMaroc ou Ilan Halévi, membre de l’Organisation de libération de la Palestine.
Nombre de Somaliens et de Djiboutiens ont pour seconde langue l’arabe qui est langue officielle dans leur pays.
Parmi les populations berbères des pays dont l’arabe est la langue officielle, il existe des mouvements identitaires berbéristes (Parti démocrate amazigh au Maroc, Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie et Mouvement citoyen des Aarchs en Kabylie, Algérie) qui militent pour la reconnaissance de l’identité berbère. Les populations berbères d’Afrique du Nord, de cultures distinctes et de langues propres (tamazight, chleuh,…) ne sont pas considérées comme arabes. La langue arabe est d’ailleurs fortement rejetée par une partie des populations berbérophones qui la considèrent comme une langue d’oppression politique et culturelle7.
Peuplement arabe [modifier]
Le peuplement originel de la Arabie et du désert s’étendant de la Mésopotamie jusqu’en Syrie est de souche sémite, mais son origine ethnique même est sujette à de nombreux débats. De fait, la présence de ces populations bédouines est très ancienne, puisqu’on retrouve mention de leurs existences dans des textes assyriens et babyloniens datant duixe siècle av. J.-C. mais aussi dans la Bible. Selon celle-ci, ils seraient issus d’une scission des fils d'Abraham, leur ancêtre mythique étant Ismaël, frère d’Isaac ancêtre mythique des Hébreux.
L’historien Marc Bergé écrivit :
« Les Arabes font leur première apparition dans l’histoire en 854 avant Jésus-Christ : l’arabe Gindibu soutint Bin Idri de Damas(le Ben Hadad II de la Bible) en lui amenant mille chameliers du pays d’Aribi à l’occasion de la bataille de Qarqar […] Peut-être le camp de Gindibu était-il situé au sud-est de Damas. Il est certain que les éléments bédouins de la péninsule arabique - qu’on appelait probablement indifféremment Aram, Eber ou Haribu - devaient être installés à l’origine, dans la région qui s’étend entre la Syrie et la Mésopotamie et qui fut, avec la Syrie le berceau le plus ancien des Sémites"8. »
Présents dans la péninsule Arabique et le désert arabo-syrien jusqu’au viie siècle, ils ont alors connu une expansion vers le reste des Proche et Moyen Orients, vers l’Afrique du Nord et la péninsule Ibérique portés par leur foi en l’islam qui s’est transmise jusqu’en Andalousie.
Origine [modifier]
Dans la mythologie de la péninsule arabique, les arabes du sud ont pour ancêtre Qahtan et les arabes du nord ont pour ancêtre Adnan.
Récits antiques et médiévaux [modifier]
Selon Ibn Khaldoun, les
Arabes sont formés de quatre groupes distincts, les Ariba,
les Mostaâriba,
les Tabia
lil âarab et
les Mostaâdjem9. D'après lui10, les généalogistes arabes séparent les
tribus de leur nation en deux catégories. La première descend de
Qahtan et l'autre d'Ismaël
vendredi 10 septembre 2010 02:02



























Enrico Chante Pour L'algérie
Algérie Mon Amour
Kabylie
Suite De Les Pieds Noir En Algérie
Commentaires